La société Fini Métaux aura 40 ans en 2020. Un anniversaire qu’elle devrait fêter en toute sérénité : maillon essentiel dans la chaîne de production industrielle, cette entreprise ne connaît pas la crise. On vous explique pourquoi.

Apporter un valeur ajoutée en améliorant la durée de vie des pièces métalliques que leur confient leurs clients par procédés chimiques : voilà le quotidien de Fini Métaux, spécialiste depuis 1980 du traitement de surface à Limoges.

Un rôle de sous-traitant essentiel qui fait que la société limougeaude n’a quasiment pas à démarcher de clients : « ils viennent à nous naturellement, car ils savent que nous savons faire », apprécie le PDG depuis 2006, Michaël Grellety. Le point sur son activité en quelques chiffres clés.

5.000 m² de bâtiments 

Si Fini Métaux n’a jamais déménagé depuis sa création, en 1980, la société a depuis confortablement pris ses aises rue Léonard-Samie, en zone sud de Limoges. À l’origine, les bâtiments faisaient 500 m². Presque quarante ans après, ils ont été multipliés par 10 !

La société compte actuellement 9 lignes de production, dont une créée en 1999 pour répondre aux besoins du secteur de la cosmétique. Un domaine abandonné depuis : « les volumes étaient très importants avec des niveaux d’exigence compliqués à tenir pour des prix ténus, on n’a pas pu suivre la cadence », reconnaît Michaël Grellety.

Les lignes les plus anciennes devront être remplacées d’ici quatre, cinq ans… « et il faudra alors réfléchir à d’autres choses », glisse Michaël Grellety. Comme pour la création, il y a trois ans, d’un atelier de peinture.

+ de 50 % de l’activité tournés vers l’aéronautique

10 % en 2001, plus de 50 % en 2019 : dire que le secteur de l’aéronautique a littéralement décollé chez Fini Métaux est tout sauf un jeu de mots facile. « En 2013, 2014, on a beaucoup investi, notamment pour le groupe Safran », révèle Michaël Grellety.

Mais le sport occupe une part de plus en plus importante de l’activité de Fini Métaux, qui traite ainsi en moyenne quelque 1.000 guidons par jour. Cyclisme, moto, kart, électrique ou thermique, mais aussi fixations pour l’escalade : si le contrat initial avec Salomon, le spécialiste des équipements de ski, n’est plus, les perspectives de développement ne manquent pas et la croissance est réelle : entre 15 et 20 % de l’activité actuellement.

Les secteurs historiques que sont l’automobile et les poids lourds représentent eux 20 %.

3/4 des pièces à traiter sont en aluminium

Chez Fini Métaux, on utilise des procédés chimiques adaptés pour accroître la durée de vie de pièces métalliques de toutes tailles et pour tous les usages. Parmi toutes les pièces métalliques que Fini Métaux traite quotidiennement, les trois quarts sont réalisées en aluminium, « un métal léger qui se prête à beaucoup d’applications », explique Michaël Grellety.

Les autres métaux que traitent Fini Métaux sont l’acier, l’inox et les cuivreux (cuivre, bronze, laiton).

Les procédés chimiques s’appliquent par des bains dans des cuves. Les temps de trempage oscillent entre 1 et 5 heures en fonction du métal et de l’effet recherché.

40 % de femmes

Sur les 80 salariés, la grande majorité en CDI, 40 % sont des femmes. « L’évolution des postes de travail a supprimé la plupart des contraintes physiques », se satisfait Michaël Grellety. Sur les 9 lignes de production, 3 sont ainsi entièrement automatisées.

La polyvalence est la règle chez Fini Métaux, où la moyenne d’âge tourne autour de 30 ans. La promotion en interne aussi. 3 personnes sont toutefois dédiées à la maintenance mécanique, et 3 autres à la maintenance chimique.

Reste que le recrutement demeure compliqué, même pour des postes non qualifiés. L’image de l’industrie n’y est pas étrangère, la contrainte de travailler en 3-8 non plus sûrement. Fini Métaux aurait ainsi besoin de recruter plusieurs personnes. L’enjeu n’est pas mince : « On ne peut actuellement pas honorer toutes les sollicitations. »

5,8 M €

C’est le chiffre d’affaires estimé pour 2019, en progression constante depuis plusieurs années. Il s’élevait à 4 M € en 2015. A noter que Fini Métaux ne travaille pas du tout à l’export (du moins de façon directe) : secteur d’activité oblige, la société travaille en « circuit court » et ses clients se retrouvent en grande majorité dans le grand Ouest et en Rhône-Alpes.

Le PDG est de la maison

Périgourdin d’origine, Michaël Grellety est venu à Limoges pour y suivre ses études d’ingénieur à l’ENSIL. Sitôt diplômé, il a été embauché en 2001 chez Fini Métaux en tant que responsable technique. Il en deviendra le PDG en 2006, après deux ans de « formation » en compagnie de son prédécesseur, Dominique Raimbault, à l’occasion de son départ à la retraite. Outre cet accompagnement, Michaël Grellety a parfait ses compétences avec « L’école des managers » de la CCI de Limoges.

Basé à Limoges, acteur incontournable dans l'aéronautique et le sport, Fini Métaux affiche une forme optimale                              Basé à Limoges, acteur incontournable dans l'aéronautique et le sport, Fini Métaux affiche une forme optimale
Basé à Limoges, acteur incontournable dans l'aéronautique et le sport, Fini Métaux affiche une forme optimale                              Basé à Limoges, acteur incontournable dans l'aéronautique et le sport, Fini Métaux affiche une forme optimale                         Basé à Limoges, acteur incontournable dans l'aéronautique et le sport, Fini Métaux affiche une forme optimale
Source : Marjorie Queuille, photos Thomas Jouhannaud – www.lepopulaire.fr – Publié le 22/10/2019 à 12h55 – Basé à Limoges, acteur incontournable dans l’aéronautique et le sport, Fini Métaux affiche une forme optimale